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On pourrait penser que le jeu vidéo a conquis ses lettres de noblesse en France. En mars dernier, le ministre français de la culture et de la communication, Renaud Donnedieu de Vabres remettait les insignes de Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres à Michel Ancel, Shigeru Miyamoto et Frédérick Raynal, trois éminents créateurs de jeux. Loin de l'acharnement juridique mis en oeuvre aux Etats-Unis, les grands noms du jeu trouveraient en France un asile.
La dernière preuve de la considération du gouvernement pour la chose ludique est la tenue d'un colloque, au Palais Bourbon, sur l'avenir de l'industrie du jeu. A cet égard, le gouvernement dresse, il faut le concéder, un bilan plutôt lucide.
Mais de telles concessions n'avaient pour but que de faire passer la communication du gouvernement, entendant nier son rôle dans la crise, et rejetant toute la faute sur la concurrence extérieure et sur l'Union Européenne.
argue Patrice Martin-Lalande, député du Loir et Cher et organisateur du colloque.
En aucun cas, la politique industrielle française en matière de jeu vidéo n'est remise en cause. Pourtant, l'Etat est largement responsable du malaise de l'industrie du jeu. Cette politique, qui brille par son incohérence, tend à subventionner en masse les fameux « pôles de compétitivité », et laisser pour compte les petits studios, qui sont la base de la création. En n'allouant des subventions qu'à ces pôles, les plus grands bénéficiaires sont les grandes entreprises ; aucune synergie ne saurait affleurer d'une telle confusion des compétences. Mais le Ministre de la Communication, qui ne l'est sans doute pas pour rien, préfère donner des leçons sur ce que devrait être le jeu vidéo, loin des « représentations presque caricaturales » présentes dans les jeux américains.


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La presse avait unanimement salué l'édition du jeu
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