Une musique d'ascenseur, une animation flash des plus rustiques, et une interface austère. Qui aurait pu penser que le très simpliste jeu de gestion Cyberbudget susciterait les louanges de David Edery, un analyste expert de la chose ludique. Sorti en mai dernier, le jeu, annoncé en grande pompe par le gouvernement, avait tout d'une campagne de communication. « Et si vous preniez les commandes du budget de la France ? », lit-on en tête. Mais l'expert, s'il le concède n'en démord pas.
Cyber Budget appears to be purely educational (and promotional?) in nature, but it’s certainly a step in the right direction.
De quelle direction s'agit-il ? Pour le chercheur anglo-saxon, un tel logiciel est un moyen efficace de stimuler « l'intelligence collective », une nouvelle étape pour le jeu vidéo.Dans son essai de prospective, David Edery, souligne que les jeux vidéos ont déjà atteint un premier seuil de respectabilité, et suffisamment fait montre de leur utilité publique.
Nowadays, everyone is talking about the broad potential applications of video games. Combating obesity. Managing chronic disease. General education. Employee training. Military preparedness and recruiting.
Désormais, pour l'auteur, la chose ludique peut participer à un projet bien plus ambitieux. « L'intelligence collective », théorisée par James Surowiecki dans un ouvrage paru en 2004, permettrait d'éprouver l'efficacité d'une politique, à l'aune d'une synthèse effectuée par un grand nombre d'actants. Le postulat de cette théorie est que plus il y a de sujets, plus le résultat est pertinent.
Pour que le jeu vidéo devienne un moyen efficace de développement de l'intelligence collective, l'analyste propose d'abandonner le détour fictionnel des jeux, et de les transformer en simulation.
Les diverses expériences ludiques sont ensuite reportées dans une base de données. Pour participer, il n'est pas nécessaire d'avoir une expertise.
C'est donc une vision originale et en acte du concept de "volonté générale" que propose David Edery.


Alors que les prix des abonnements pour les jeux en ligne flambent, que les éditeurs multiplient les offres les plus
Après avoir
Après le
Le jeu vidéo est bel et bien le nouvel opium du peuple. Non pas parce qu'il rend dépendant tous ceux qui ont le malheur d'y goûter, mais parce qu'il joue un rôle anesthésiant, mesuré par des chercheurs. Ce rôle bénéfique sur le psychisme pourrait contribuer à aider des enfants à guérir de leur maladie.