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Gameplay : terme anglais sans équivalent qui désigne l'essence d'un jeu: la prise en main, la jouabilité, le level design, etc.
Farming : anglicisme que l'on peut traduire par « moissonnage » ou « ratissage ». Dans un RPG, c'est l'action de ratisser une région afin d'obtenir des objets, des artefacts, et de l'expérience. C'est un moyen sans risque de rendre un personnage plus fort.
FPS : ou First Person Shooter. Jeu de tir où le point de vue du joueur adopte celui du personnage incarné.
Levelling: entraînement à seule fin de faire progresser un personnage dans les RPG.
MMO: de l'anglais Massively Multiplayer Online Game. Jeu en ligne massivement multijoueur est un genre vidéoludique faisant participer un très nombre de joueurs simultanément par le biais du réseau internet.
Mod: abrégé de « modification », désigne la modification d'un jeu pour en créer un nouveau. Un mod est en général gratuit et réalisé par des fans.
RPG: genre de jeu où l'on incarne un ou plusieurs personnage(s) dont les caractéristiques évoluent durant l'aventure.
RTS: pour Real Time Strategy. C'est un type de jeu de stratégie en temps réel, par opposition au jeu de stratégie au tour par tour. La perspective utilisée est souvent une vue surplombante.
Billet
Clive Thompson, chroniqueur pour le très branché Wired, revendique avec l'ironie exquise et l'élégance de la préciosité le droit d'être absolument nul à Super Monkey Ball. Pire, il éprouverait un plaisir non dissimulé à se lover dans cet échec.
Simple délire monomaniaque ? Symptôme existentialiste de la mauvaise foi ? Non, car la science donne raison à Clive Thompson. Une récente étude d'un laboratoire finlandais tend en effet à démontrer que l'absence de réussite dans un jeu produit une certaine forme de plaisir ludique. Les chercheurs, qui ont mené une étude psyscho-physiologique du joueur de Monkey Ball, sont formels.
Il paraissait pourtant communément admis que l'idéologie sous-jacente du jeu vidéo est le mythe de la réussite, avec son regrettable corollaire : mépris de l'adversaire, devenu ennemi. Heureusement, il existe encore des joueurs nourris aux saines valeurs de la réussite, bafouant d'un revers de main la spirale de l'échec. Heureusement aussi, il existe des gens vivant à leur dépens pour exploiter leurs vices. C'est pourquoi, pour peu qu'ils disposent des moyens nécessaires, les joueurs amateurs pourront apprendre auprès des plus grands experts. Comme l'explique le Northwest Florida, il en coûtera aux apprentis joueurs entre 20 et 60 dollars de l'heure pour ces cours d'un genre particulier.
Ces pratiques n'ont pour unique but – penserait La Rochefoucauld - que de flatter l'égo, vanter la futilité paraître. Il faut prouver à autrui que l'on joue bien. De fait, les clients portent leur attention sur des jeux multijoueurs comme Halo 2 ou Super Smash Bros Melee.
Il existe une forme encore plus déviante de coaching vidéoludique, dont les MMO assurent le prosélytisme. Pour une poignée d'euros, le personnel d'un site de levelling pour World of Warcraft prend en main "votre" personnage, pour lui faire atteindre en quelques jours, le grade ultime du soixantième niveau.
« Sic » of it all. Peut-être vaut-il mieux retourner se lover dans l'ironie exquise et la maladresse précieuse.