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Gameplay : terme anglais sans équivalent qui désigne l'essence d'un jeu: la prise en main, la jouabilité, le level design, etc.
Farming : anglicisme que l'on peut traduire par « moissonnage » ou « ratissage ». Dans un RPG, c'est l'action de ratisser une région afin d'obtenir des objets, des artefacts, et de l'expérience. C'est un moyen sans risque de rendre un personnage plus fort.
FPS : ou First Person Shooter. Jeu de tir où le point de vue du joueur adopte celui du personnage incarné.
Levelling: entraînement à seule fin de faire progresser un personnage dans les RPG.
MMO: de l'anglais Massively Multiplayer Online Game. Jeu en ligne massivement multijoueur est un genre vidéoludique faisant participer un très nombre de joueurs simultanément par le biais du réseau internet.
Mod: abrégé de « modification », désigne la modification d'un jeu pour en créer un nouveau. Un mod est en général gratuit et réalisé par des fans.
RPG: genre de jeu où l'on incarne un ou plusieurs personnage(s) dont les caractéristiques évoluent durant l'aventure.
RTS: pour Real Time Strategy. C'est un type de jeu de stratégie en temps réel, par opposition au jeu de stratégie au tour par tour. La perspective utilisée est souvent une vue surplombante.
Analyse
Le jeu vidéo est-il encore une industrie ? La question se pose, lorsque l'on observe l'évolution des pratiques vidéoludiques. Le joueur/consommateur n'est plus un acheteur ponctuel de produits, allouant une somme forfaitaire à son plaisir ludique. Il devient un acheteur potentiel de services, happé par le flux des offres en ligne. C'est paradoxalement par le plug-and-play, et non par le hardore gaming, que ce nouveau marché prend son essor, porté par en grande partie par le business plan de Microsoft: La firme de Redmond contribue activement à cette évolution, avec son X-Box Live, qui décline toutes les possibilités d'offres : nouveaux personnages de jeux, nouvelles cartes, mais aussi nouvelles applications, comme le qui contrairement aux apparences, n'a rien de gratuit...
Ceci n'empêche pas la presse spécialisée, Jeux vidéo magazine en tête, de graver dans leurs colonnes les dix bonnes raisons du succès de ce nouveau type de services. « Dix raisons d'y succomber », attestent les rédacteurs. Camelot du jeu vidéo, le mensuel brade sa vertu et se répand en publi-reportage. Le X-Box live constitue « un pari sur l'avenir », auquel devraient se conformer Sony et Nintendo. Les journalistes déroulent ensuite des poncifs, entretenant ainsi le mythe de la connectivité. « Affronter des joueurs du monde entier, faire partie d'une communauté, s'entraider dans les jeux, et même : regarder les autres jouer ! »
Le risible tourne au grotesque quand une fonction avouée du X-Box Live est la correction des défauts dans les jeux.
Le grotesque vire au tragique lorsque l'article évoque le téléchargement des jeux et des add-ons.
Pour les add-ons, les rédacteurs précisent que le micro-paiement concerne « de très faibles sommes » et rapportent les coûts « peu onéreux » des objets supplémentaires (comptez entre 20 cents et deux euros). Le magazine s'enthousiasme de l'initiative de Bungie, qui après avoir fait payer ses maps supplémentaires, les a finalement rendues gratuites. C'est espoir béat naît de l'ignorance la plus totale que l'offre conditionne la demande.