Gameplay : terme anglais sans équivalent qui désigne l'essence d'un jeu: la prise en main, la jouabilité, le level design, etc.
Farming : anglicisme que l'on peut traduire par « moissonnage » ou « ratissage ». Dans un RPG, c'est l'action de ratisser une région afin d'obtenir des objets, des artefacts, et de l'expérience. C'est un moyen sans risque de rendre un personnage plus fort.
FPS : ou First Person Shooter. Jeu de tir où le point de vue du joueur adopte celui du personnage incarné.
Levelling: entraînement à seule fin de faire progresser un personnage dans les RPG.
MMO: de l'anglais Massively Multiplayer Online Game. Jeu en ligne massivement multijoueur est un genre vidéoludique faisant participer un très nombre de joueurs simultanément par le biais du réseau internet.
Mod: abrégé de « modification », désigne la modification d'un jeu pour en créer un nouveau. Un mod est en général gratuit et réalisé par des fans.
RPG: genre de jeu où l'on incarne un ou plusieurs personnage(s) dont les caractéristiques évoluent durant l'aventure.
RTS: pour Real Time Strategy. C'est un type de jeu de stratégie en temps réel, par opposition au jeu de stratégie au tour par tour. La perspective utilisée est souvent une vue surplombante.
Analyse
Electronic Arts joue-t-il à Capitalism dans la vie réelle ? Hier, la firme décidait d'acquérir un entreprise spécialisée dans le... karaoké, Singshot. Une semaine plus tôt, EA n'a fait rien moins que se séparer de sa branche japonaise. Motif : depuis son existence, seulement un jeu, Theme Park DS a été adapté par la filiale nippone.
D'une manière quelque peu brutale, le groupe américain souhaite optimiser la rentabilité de ses biens. Mais le pragmatisme financier a des limites. Car il est vrai qu'avec 3, 5 milliards de dollars de chiffre d'affaire, une action cotée au NASDAQ au beau fixe à près de 50 dollars et un titre phare en tête des ventes depuis des semaines... une telle restructuration, aussi radicale qu'inattendue ne s'imposait guère...
D'après des analystes de Thomson Financial, lors du dernier semestre 2006, le groupe a engrangé 180 millions de dollars. En 2007, les ventes traditionnelles de jeu devraient d'ailleurs être remplacées par d'autres types de revenus, comme les micro-transactions dans les jeux en ligne, ou la publicité in-game. Ces revenus devraient dépasser les 100 millions de dollars.
Que révèle dès lors la nouvelle stratégie d'Electronic Arts ? Faut-il y voir les appétits carnassiers d'un groupe en pleine santé économique ?
Avec cette mesure, il appert d'abord que le Japon ne figure plus dans le triangle doré du jeu vidéo, comprenant aussi les Etats-Unis et l'Europe. La Chine mais aussi la Corée, où le plaisir ludique est institué au point d'être érigé en sport national, seront vraisemblablement les hôtes d'une nouvelle filiale.
De manière plus profonde, Electronic Arts est moins serein qu'il n'y paraît. Dans son rapport annuel adressé à la securities and exchange Commission (SEC), l'équivalent de l'autorité des marchés financiers, EA présente les risques (nombreux) inhérents à son domaine d'activité. Outre les refrains sur l'hyperconcurrence du marché, l'entreprise relève l'extrême dépendance aux supports. Electronic Arts a dû vendre l'équivalent de 41 millions de dollars en titres pour développer sur la Playstation 3, 29 millions pour la Wii...