Gameplay : terme anglais sans équivalent qui désigne l'essence d'un jeu: la prise en main, la jouabilité, le level design, etc.
Farming : anglicisme que l'on peut traduire par « moissonnage » ou « ratissage ». Dans un RPG, c'est l'action de ratisser une région afin d'obtenir des objets, des artefacts, et de l'expérience. C'est un moyen sans risque de rendre un personnage plus fort.
FPS : ou First Person Shooter. Jeu de tir où le point de vue du joueur adopte celui du personnage incarné.
Levelling: entraînement à seule fin de faire progresser un personnage dans les RPG.
MMO: de l'anglais Massively Multiplayer Online Game. Jeu en ligne massivement multijoueur est un genre vidéoludique faisant participer un très nombre de joueurs simultanément par le biais du réseau internet.
Mod: abrégé de « modification », désigne la modification d'un jeu pour en créer un nouveau. Un mod est en général gratuit et réalisé par des fans.
RPG: genre de jeu où l'on incarne un ou plusieurs personnage(s) dont les caractéristiques évoluent durant l'aventure.
RTS: pour Real Time Strategy. C'est un type de jeu de stratégie en temps réel, par opposition au jeu de stratégie au tour par tour. La perspective utilisée est souvent une vue surplombante.
"Nous faisons des jeux ennuyeux comme la mort", lance, lapidaire, le nouveau président d'Electronic Arts, John Riccitiello, dans une interview accordée au Wall Street Journal. Reconnaissons au leader mondial du marché du jeu vidéo le sens de l'euphémisme. On ne compte plus les add ons des Sims, et l'exploitation déraisonnable de licences sportives comme Madden Football. Mais comment comprendre un tel coming out de cet éminent acteur du jeu vidéo ? Les hauts responsables des grands éditeurs nous ont habitués à moins de confidences.
John Riccitiello, qui dirige le groupe depuis le mois d'avril, serait-il atteint du "syndrôme Microsoft" - une douce frénésie dans le status quo ? Sa confidence a-t-elle une quelconque valeur ? Ces derniers jours, EA semble multiplier les signes positifs de changement. L'entreprise vient d'être réorganisée en quatre pôles, dont un spécialement dédié aux jeux sur téléphone mobile. En début d'année, elle s'était délestée de filiales jugées peu rentables.
Mais la position du leader du secteur ne peut en réalité qu'être ambiguë. Les investissements sont tels que le commerce prend le pas sur le développement : dans cette logique purement mercantile, il faut avant tout rassurer les actionnaires. Et la manière la plus évidente de s'exécuter est de s'appuyer sur une licence bien connue. Rien n'empêche toutefois d'allécher les joueurs par des effets d'annonce, comme celle de John Riccitiello.
De tels propos n'ont d'ailleurs que peu convaincu Mike Sellers, du blog Terranova. "Bien entendu, je ne m'attendais pas à voir EA abandonner des vaches à lait comme Madden, mais peut être, je dis bien peut-être j'espérais trouver quelques jeux plus originaux", commente le spécialiste. Annoncé comme le messie, le jeu Spore, censé être une révolution vidéoludique, a encore été repoussé.