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Gameplay : terme anglais sans équivalent qui désigne l'essence d'un jeu: la prise en main, la jouabilité, le level design, etc.

Farming : anglicisme que l'on peut traduire par « moissonnage » ou « ratissage ». Dans un RPG, c'est l'action de ratisser une région afin d'obtenir des objets, des artefacts, et de l'expérience. C'est un moyen sans risque de rendre un personnage plus fort.

FPS : ou First Person Shooter. Jeu de tir où le point de vue du joueur adopte celui du personnage incarné.

Levelling: entraînement à seule fin de faire progresser un personnage dans les RPG.

MMO: de l'anglais Massively Multiplayer Online Game. Jeu en ligne massivement multijoueur est un genre vidéoludique faisant participer un très nombre de joueurs simultanément par le biais du réseau internet.

Mod: abrégé de « modification », désigne la modification d'un jeu pour en créer un nouveau. Un mod est en général gratuit et réalisé par des fans.

RPG: genre de jeu où l'on incarne un ou plusieurs personnage(s) dont les caractéristiques évoluent durant l'aventure.

RTS: pour Real Time Strategy. C'est un type de jeu de stratégie en temps réel, par opposition au jeu de stratégie au tour par tour. La perspective utilisée est souvent une vue surplombante.

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Actualité

Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /2006 00:30

Analyse

Violents, abetissants ou phallocratiques. Telles sont les charges les plus régulièrement assénées à l'univers décidément impitoyable des jeux vidéo. Mais cela n'était encore rien, par rapport à de graves accusations de racisme, répétées ces derniers mois.

Tout commence lorsqu'un Californien, du nom d'Alejandro Quan-Madrid, adresse publiquement une lettre à Sony, via son blog

Images à l'appui, Quan-Madrid voit dans le jeu de plateformes sur PSP Loco Roco, la résurgence du mythe du « bon sauvage », et le retour en grâce de stéréotypes surannés. La rumeur enfle en polémique, et le blog de l'instigateur est abondamment commenté.

Mais la suspicion ne saurait être isolée. Si l'on en croit Robert Parungao, un étudiant de l'University of British Colombia qui vient de publier sa thèse de fin d'année, tous les genres vidéoludiques sont grelés de tels préjugés. Pire, dans toute la jeune histoire du jeu vidéo, le doctorant ne trouve aucune évolution des mentalités.

“Parents, government and media watchdog groups have protested the widespread violence and sexism in video games, but the blatant racism has gone largely unnoticed.”

 


Pour mettre au jour ce terrible constat, l'auteur a analysé les trames narratives de quatre jeux : Kung Fu, Warcraft 3, Shadow Warrior et Grand Theft Auto 3. Pour le titre de Rockstar, Parungao déplore en particulier le rôle systématique d'opposant alloué aux minorités.

“These stock characters are seen in a lot of games and function as narrative obstacles to be overcome, mastered or ultimately blown to smithereens by the white hero.”

 


Pourtant, les faits mêmes évoqués par l' étudiant semblent infirmer sa théorie. GTA san Andreas, ne fait rien moins qu'accorder le statut de protagoniste à un personnage de couleur. Les relations entre communautés décrites dans le jeu ne sauraient se résumer à des relations conflictuelles. La soeur du héros a pour compagnon un membre de la communauté hispanique.

Quant aux précédents opus de la série, Parungao commet une erreur d'appréciation : il aimerait accorder à GTA  3 et Vice City une valeur satirique, alors que les auteurs cherchaient à donner à leurs jeux une valeur parodique. Dans GTA 3, on ne s'immerge pas dans une réalité sociale, mais dans une fiction nourrie de codes cinématographiques, musicaux, en un mot culturels. GTA est bel et bien un jeu.

Par Laurent Checola - Publié dans : Actualité
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /2006 19:59

Zoom
"Les élèves n'apprécient pas les parce qu'ils sont faciles ou abetissants, mais précisément parce qu'au contraire, ils sont difficiles", précise Mike Rumble qui a participé à une grande enquête au Royaume-Uni sur l'utilisation des jeux vidéo à l'école.

Dans cette étude menée entre février et mai par les instituts IPSOS et MORI, auprès d'une centaine de classes outre-Manche, il appert que les élèves britanniques plébiscitent massivement l'intégration des jeux vidéo dans leur cursus scolaire. L'étude, commandée par l'entreprise Futurelab, a été réalisée en partenariat avec Electronic Arts, Microsoft et Take-Two.

Deux tiers des enfants de 11 ans sont favorables à l'initiative, alors que 49 % des 15-16 ans répondent pareillement. La raison la plus souvent invoquée, pour justifier l'intégration des jeux, est de rendre les leçons plus intéressantes.

66 % des élèves sondés estiment également que les jeux vidéo développent les capacités de calcul, alors que 50 % pensent également que les jeux améliore les capacités de raisonnement, comme résoudre des problèmes mathématiques.

Une autre étude, parue au début de l'année 2006 montrait l'avis favorable des enseignants britanniques à l'utilisation éducative des jeux, à hauteur de 59 %. 53 % des professeurs considèrent aussi que les jeux sont une bonne manière de motiver les enfants. Pour 91 % des personnes sondées, jouer permet aux jeunes élèves de développer leur capacités motrices.

Par Laurent Checola - Publié dans : Actualité
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Dimanche 30 juillet 2006 7 30 /07 /2006 19:11

Analyse

Comment transformer un hardcore gamer de niveau 60 en simple casual gamer, contraint à l'oisiveté ? Par un simple coup de vent, ou plutôt, de Blizzard... En juin dernier, l'entreprise a procédé à une épuration massive des serveurs de World of Warcraft, bannissant 59 000 joueurs suspectés d'avoir triché. L'argent dont disposaient les tricheurs a également été confisqué, ce qui représente, dans le jeu, 22 millions de pièces d'or.


Une telle action s'imposait-elle ? Les terres d'Azeroth sont-elles devenues une zone tribale où l'administration peine à exercer son autorité ? Les farmers, ces mercenaires prêts à tout pour collecter de l'or, sont-ils en guerre ouverte contre la bonne marche du jeu ?


Le farming est une activité en expansion perpétuelle dans World of Warcraft. C'est la face sombre du gameplay émergent. Pour les tricheurs, souvent d'origine asiatique, le farming consiste à récolter de l'or, ou des objets précieux, en tuant des personnages, puis à les revendre.


Certes, il y a de la triche, et nombre joueurs se félicitent des mesures répressives entreprises par Blizzard. Mais certains comprennent que le farming n'est autre qu'une nouvelle forme d'aliénation moderne. Les tricheurs sont payés une misère pour jouer pendant des heures et pour accomplir leur tâche illégale.


Face à ce phénomène regrettable, les méthodes employées par Blizzard sont tout aussi discutables. Dans son communiqué, la firme ne faisait rien moins qu'inciter à la délation.


We'd also like to take this opportunity to thank the community for their assistance in reporting suspicious behavior. Numerous account closures come as the direct result of tips reported to our GMs in-game or emailed to hacks@blizzard.com.


Est-ce là la seule arme des administrateurs ? Non, car un logiciel extrêmement puissant scanne en permanence les ordinateurs de tous les joueurs. Au nom de la lutte contre la tricherie, le logiciel the Warden recueille des données personnelles, et a été classifié dans la catégorie des spywares.


Sur les forums, certains joueurs s'interrogent sur le bien fondé d'une politique aussi agressive. Il est évident qu'avec ces 22 millions de pièces d'or en jeu, les tricheurs vont s'empresser d'ouvrir de nouveaux comptes. Si les farmers sont habiles, ils peuvent même se renflouer en seulement deux jours.


A qui profitent donc ces expulsions massives ? Certainement pas aux joueurs, mais au moins à Blizzard, qui verra bientôt affluer plus de 2 millions de dollars (59 000 comptes multipliés par le coût du jeu, 40 dollars).

Par Laurent Checola - Publié dans : Actualité
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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /2006 22:31

Analyse

Microsoft coupable de concurrence déloyale... Il ne s'agit pas d'un méfait bien connu des utilisateurs de PC, mais d'une simple supputation sur console. La firme américaine, souveraine sur son support qu'est la X-Box 360, pourrait bientôt l'être également sur le contenu, en possédant l'exclusivité des ressources publicitaires in game.


Microsoft serait la seule entreprise à profiter d'un marché prometteur, au point de paralyser à terme, par son exclusivité, le développement global du marché. Disposant depuis mai de Massive, leader dans l'implémentation de publicité dans les jeux, Microsoft n'a pas tardé à user de son nouveau pouvoir. L'entreprise créée par Bill Gates ferait payer très cher aux autres concurrents leurs encarts publicitaires.


Les grands perdants se nomment Double Fusion et IGA Worldwide. Ils s'estiment d'autant plus floués que toutes les consoles de la nouvelle génération parient sur la connectivité à internet. C'est le cas pour le X-Box live, mais Sony et Nintendo ont également fait part de projets similaires.


Tout va très bien en revanche pour Massive, qui forte d'un chiffre d'affaires de 80 millions de dollars, a déjà négocié avec une quarantaine de publicitaires les encarts présents dans une centaine de jeu. Dans une interview à Next-Génération, Nicholas Longano, le directeur marketing de Massive, ne feint pas son assurance.


The worst thing that can happen [for the industry] is when you have multiple representatives going out there and trying to represent the same content. That?s when there?s confusion that takes place. Confusion slows down the market. Right now, I think that the marketplace, and when I say the marketplace, I?m talking about advertisers, right now they know there?s a solution. Massive is a tremendous solution. It?s tried, it?s tested, it?s proven.


Une chose est sûre, la concurrence n'a pas tardé à réagir. Double Fusion a présenté une technologie de publicité en 3 dimensions, rendant caduques les éléments en 2d dynamiques. L'ère des campagnes publicitaires agressives ne fait que commencer.


Par Laurent Checola - Publié dans : Actualité
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Lundi 7 août 2006 1 07 /08 /2006 20:28

Compte rendu

Les médias peignent un tableau de Microsoft en gloire, avant même que la première balle soit tirée. Le navire de guerre Sony, trop chargé, serait entrain de sombrer avant même d'avoir quitté le port.


Rob Fahey, du site Gamesindustry, rejette avec ironie et véhémence l'idée d'une erreur stratégique de Sony, avec sa playstation 3.


La PS3 pourrait-elle déjà hors jeu, avant même sa sortie ? « Des arguments nourris par l'ignorance et l'exageration », tempête aussitôt notre analyste. Contrairement à nombre de ses confrères, le coût exorbitant de la machine, ou l'implantation de la X-Box 360 de Microsoft ne l'ont guère convaincu. L'adage selon lequel les premiers seront les derniers – et réciproquement – ne se vérifierait pas dans l'univers vidéoludique.


Et M. Fahrey de rappeler que l'objectif de 10 millions X-Box 360, pour la fin de l'année n'a que peu de pertinence en valeur absolue. La Playstation 2 s'est vendue à plus de 100 millions d'unités, rappelle-t-il. M. Fahrey a par ailleurs ajouté que l'avance initiale de Microsoft pouvait être comblée durant l'année 2007.


La seule concession du chroniqueur concerne l'attitude - qualifiée d'« arrogante » - du Président de Sony, Ken Kunaragi. C'est un moindre mal...Mais M. Fahrey se confond aussitôt en explications psychologiseantes à peine crédibles.


The arrogance displayed by SCE boss Ken Kutaragi and his US right hand man Kaz Hirai every time they open their mouths on the topic of the PS3 can be explained by their success in dominating the last generation with PS2, but that certainly doesn't justify it - and the genial manner of the firm's studio boss Phil Harrison can only go so far in terms of repairing the damage done to the firm's image by his overbearing bosses.


Mais pour Rob Fahrey, le coeur du problème demeure avant tout d'ordre médiatique.


Much of this, it's clear, is influenced heavily by the American dominance of English-language media.



Au nom d'un pseudo patriotisme économique dont on saisit mal les tenants et les aboutissants, les médias américains soutiendraient la firme créée par Bill Gates. Comme si la petite entreprise Sony avait besoin d'un responsable marketing anglo-saxon dans les colonnes de Gamesindustry. Comme si le service R et D de Sony n'avait pas récupéré sans vergogne les dernières innovations de ses concurrents. Comme l'intérêt des jeux présentés sur la plateforme de Sony n'était que secondaire.

Par Laurent Checola - Publié dans : Actualité
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